Quand prendre des électrolytes ? La réponse tient en une phrase : lorsque l’eau seule ne suffit plus à maintenir l’équilibre hydrique, en particulier avant, pendant ou après un effort prolongé, en cas de forte transpiration, ou lors de conditions climatiques chaudes. Les électrolytes ne sont pas réservés aux athlètes d’élite : ils interviennent dès que le corps perd plus que de l’eau.
Pour comprendre quand les utiliser avec justesse, il faut d’abord comprendre ce qu’ils font réellement dans le corps.
- Définition et rôle des électrolytes dans le corps
- Les différents types d’électrolytes et leurs sources alimentaires
- Bienfaits des électrolytes avant, pendant et après l’exercice
- Risques liés à une consommation excessive ou insuffisante d’électrolytes
Définition et rôle des électrolytes dans le corps
Qu’est-ce que les électrolytes ?
Les électrolytes sont des minéraux présents dans l’organisme sous forme d’ions, c’est-à-dire chargés électriquement. Les principaux sont le sodium, le potassium, le calcium, le magnésium et le chlorure.
Ils circulent dans le sang, les liquides extracellulaires et à l’intérieur même des cellules.
Sans électrolytes, l’eau ne peut pas être correctement utilisée.
L’eau est le véhicule, les électrolytes sont le système de guidage. Sans eux, l’eau entre et sort mal des cellules, les signaux nerveux se brouillent, les muscles répondent moins bien.
Sur le plan physiologique, ces minéraux permettent le maintien des gradients électrochimiques à travers les membranes cellulaires, indispensables à la transmission de l’influx nerveux et à la contraction musculaire.
Importance des électrolytes pour l’hydratation
L’hydratation ne se résume pas à boire beaucoup. Elle repose sur un état appelé euhydratation.
Boire de grandes quantités d’eau sans électrolytes peut diluer le plasma, réduire la rétention hydrique et stimuler la diurèse. À l’inverse, la présence de sodium et de potassium favorise la rétention de l’eau dans le compartiment extracellulaire.
Des travaux de synthèse sur l’hydratation à l’effort montrent que les boissons contenant des électrolytes permettraient une meilleure restauration du volume plasmatique que l’eau seule après un exercice déshydratant (Sawka et al., Med Sci Sports Exerc., 2007).
Équilibre électrolytique et performance
Lors d’un effort physique, la transpiration entraîne une perte simultanée d’eau et de minéraux, en particulier de sodium. Cette perte modifie l’équilibre électrolytique et peut affecter la capacité du muscle à se contracter efficacement.
Des études utilisant la spectroscopie par résonance magnétique ont observé une diminution mesurable du potassium intramusculaire pendant l’exercice, suivie d’une phase de récupération après l’effort, cette dynamique étant associée à la fatigue musculaire (Christensen et al., PMC, 2005 ; Nielsen et al., PMC, 2024).
Une déshydratation même modérée (≈ 2 % du poids corporel) est associée à une baisse de la performance physique et cognitive, ce qui explique l’intérêt pratique d’une stratégie d’hydratation incluant des électrolytes (Maughan, Nutrition Bulletin, 2009).
Il ne s’agit pas de dire que les électrolytes « améliorent » la performance : ils contribuent à maintenir les conditions physiologiques nécessaires pour que celle-ci ne se dégrade pas.
Les électrolytes au quotidien
En dehors du sport, les électrolytes restent indispensables au fonctionnement normal de l’organisme.
- Le sodium et le potassium participent à la régulation du volume des fluides et à la transmission nerveuse.
- Le calcium intervient dans la contraction musculaire et la communication cellulaire.
- Le magnésium agit comme cofacteur de nombreuses réactions enzymatiques, notamment celles liées au métabolisme énergétique.
Au quotidien, une alimentation variée permet en théorie de couvrir ces besoins. En pratique, les périodes de chaleur, le stress, une transpiration importante, ou des apports alimentaires déséquilibrés peuvent rendre cet équilibre plus fragile, ce qui explique l’intérêt croissant pour les solutions d’hydratation enrichies en électrolytes.
Les différents types d’électrolytes et leurs sources alimentaires
Sodium et potassium
Le sodium est le principal électrolyte du compartiment extracellulaire. Il joue un rôle central dans la rétention hydrique et la régulation de l’osmolalité. Les apports alimentaires proviennent majoritairement des produits céréaliers, des produits transformés, mais aussi naturellement du sel ajouté aux repas.
Chez les sportifs d’endurance, les pertes sudorales peuvent être élevées, ce qui explique pourquoi le sodium est souvent considéré comme l’électrolyte clé à l’effort (ACSM, Exercise and Fluid Replacement).
Le potassium est, à l’inverse, le principal cation intracellulaire. Il est abondant dans les fruits, les légumes, les pommes de terre et certains légumes verts.
Les recommandations nutritionnelles nordiques (NNR 2023) fixent un apport adéquat autour de 3 500 mg/jour, un apport associé dans les études observationnelles à des marqueurs favorables de santé cardiovasculaire.
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Magnésium et calcium
Le magnésium est impliqué dans plus de 300 réactions enzymatiques. Il intervient dans la fonction musculaire normale, la transmission nerveuse et le métabolisme énergétique, des rôles largement documentés dans la littérature physiologique (Volpe, Magnesium Matters, 2024).
On le retrouve dans les oléagineux, les graines, le chocolat noir et certaines eaux minérales.
Le calcium est un composant structurel de l’os et un acteur clé de la contraction musculaire.
Il est apporté par les produits laitiers, certains légumes verts et eaux minérales. Son rôle est descriptif : il participe aux mécanismes normaux de fonctionnement musculaire, sans extrapolation thérapeutique.
Sources organiques et inorganiques
Tous les électrolytes n’ont pas la même biodisponibilité selon leur forme. Les formes inorganiques (oxydes, sulfates) sont historiquement utilisées, mais leur absorption peut être limitée par des interactions digestives.
Les formes organiques, comme les citrates ou les (bis)glycinates, sont des minéraux liés à un ligand organique. Les études comparatives montrent qu’elles présentent une stabilité digestive supérieure et une biodisponibilité souvent plus élevée, avec une meilleure tolérance gastro-intestinale (Schlegel et al., JAST, 2024).
Boissons et compléments bio pour une hydratation optimale
Les électrolytes peuvent provenir des aliments, mais aussi de boissons formulées ou de compléments.
On distingue les boissons hypotoniques, isotoniques et hypertoniques, selon leur osmolalité.
Les données de synthèse montrent que, pour la réhydratation après un effort avec pertes importantes, les solutions contenant sodium et potassium permettent une meilleure rétention hydrique que l’eau seule (Shirreffs et al., Nutrition Bulletin, 2009).
Les compléments sous forme de pastilles d'hydratation, poudres ou boissons prêtes à l’emploi relèvent avant tout de la praticité d’usage. Leur intérêt dépend du contexte, de la durée de l’effort, de la température et de la transpiration individuelle. Ils ne remplacent ni une alimentation équilibrée ni une hydratation adaptée, mais peuvent s’intégrer comme outil ponctuel lorsque les besoins dépassent ce que l’eau et l’alimentation couvrent facilement.
Bienfaits des électrolytes avant, pendant et après l’exercice
Les électrolytes ne créent pas la performance et n’ajoutent pas d’énergie par magie. Leur rôle est plus discret, mais fondamental : maintenir l’environnement physiologique dans lequel le muscle, le système nerveux et le système cardiovasculaire peuvent fonctionner sans se dégrader prématurément. Autrement dit, ils réduisent le risque que l’effort se détériore, surtout lorsque les pertes hydriques et minérales deviennent significatives.
Electrolytes et préparation à l’effort
Avant l’exercice, l’objectif n’est pas de « charger » le corps, mais de commencer l’effort en état d’euhydratation, avec un volume plasmatique stable et une osmolalité sanguine correcte.
Les recommandations physiologiques convergent sur un point : arriver déjà légèrement déshydraté augmente le stress cardiovasculaire dès les premières minutes d’effort.
Des positions de référence en physiologie de l’exercice indiquent qu’un apport hydrique dans les 2 à 4 heures précédant l’effort, associé à des électrolytes, pourrait favoriser une meilleure rétention des fluides par rapport à l’eau seule, en particulier lorsque l’effort est long ou réalisé en ambiance chaude (Sawka et al., Med Sci Sports Exerc., 2007).
Le sodium joue ici un rôle clé, non pas comme stimulant, mais comme régulateur de la distribution de l’eau.
Récupération post-effort avec des électrolytes
Après l’effort, la logique change. Il ne s’agit plus de prévention, mais de restauration de l’homéostasie. La transpiration a entraîné une perte d’eau, mais aussi une perte mesurable de sodium et de potassium, ce qui modifie l’équilibre des compartiments hydriques.
Les travaux sur la réhydratation post-exercice montrent que boire uniquement de l’eau peut être insuffisant, car cela tend à diluer le plasma, à réduire la sensation de soif et à augmenter l’excrétion urinaire, freinant la reconstitution du volume extracellulaire.
À l’inverse, des boissons contenant des électrolytes permettraient une meilleure rétention hydrique nette dans les heures suivant l’effort (Shirreffs et al., Nutrition Bulletin, 2009).
Energie et endurance pendant la course
Pendant l’effort, la règle pratique est simple : tant que la séance reste inférieure à une heure, en conditions tempérées, l’eau suffit généralement. Le corps dispose encore de marges suffisantes pour compenser les pertes.
⏱️ Au-delà d’une heure, ou dès que la chaleur et l’humidité augmentent, la question n’est plus seulement celle de boire, mais celle de maintenir l’équilibre électrolytique sous contrainte.
La sudation prolongée entraîne une perte progressive de sodium, et si l’apport hydrique n’est constitué que d’eau, cela peut favoriser une dilution du sodium plasmatique et une baisse de l’osmolalité sanguine.
Les données issues de la physiologie de l’endurance montrent qu’une déshydratation modérée, dès 2 % du poids corporel, est associée à une altération des performances physiques et cognitives, notamment sur les tâches demandant coordination, vigilance et prise de décision (Maughan, Nutrition Bulletin, 2009).
Dans ces conditions, les électrolytes, en particulier le sodium, pourraient contribuer à mieux maintenir le volume plasmatique, ce qui soutient indirectement le débit cardiaque lors d’efforts prolongés, surtout en ambiance chaude.
C’est précisément pour cette raison que, sur des formats longs (course à pied, cyclisme, trail, triathlon), boire uniquement de l’eau devient parfois contre-productif. Les comparaisons entre eau seule, boissons contenant des électrolytes et boissons glucidiques-électrolytiques montrent que la présence d’électrolytes permettrait un meilleur maintien des concentrations sanguines de sodium et de potassium, sans amélioration systématique de la performance brute, mais avec une fatigue perçue parfois plus faible et moins de crampes rapportées en post-effort (McCubbin et al., PMC, 2023).
Autrement dit, les électrolytes n’augmentent pas l’endurance, mais ils peuvent limiter les facteurs physiologiques qui la font chuter trop tôt. C’est précisément dans cet entre-deux, discret mais décisif, qu’ils trouvent leur place autour de l’effort.
Risques liés à une consommation excessive ou insuffisante d’électrolytes
L’équilibre électrolytique est, par définition, un équilibre. Trop peu comme trop d’électrolytes peuvent poser problème. La littérature scientifique insiste davantage sur les déséquilibres liés à l’hydratation que sur une toxicité directe, rare chez le sujet sain, mais possible dans certains contextes.
Signes d’une carence en électrolytes
Une carence relative en électrolytes survient le plus souvent par dilution (apports hydriques élevés sans minéraux) ou par pertes excessives non compensées. Les signes rapportés incluent fatigue inhabituelle, crampes musculaires, sensation de faiblesse, parfois maux de tête ou troubles de la concentration après l’effort.
Sur le plan physiologique, ces manifestations s’expliquent par une perturbation des gradients électrochimiques, essentiels à la transmission nerveuse et à la contraction musculaire. Les études sur le potassium intramusculaire montrent que ces déséquilibres, même transitoires, sont associés à la fatigue musculaire à l’effort, sans constituer une pathologie en soi (Christensen et al., PMC, 2005).
Consommation excessive : effets indésirables
Le risque principal chez le sportif n'est pas l'excès de minéraux, mais l'hyponatrémie (dilution du sang) causée par une consommation excessive d'eau pure, comme vu précédemment.
Les excès isolés de minéraux sont plus rares chez les personnes en bonne santé, car les reins assurent une régulation efficace. Toutefois, chez les individus présentant une fonction rénale altérée ou prenant certains médicaments, la supplémentation en électrolytes doit rester prudente, ce qui relève du cadre médical et non du conseil général.
Conseils pour maintenir un équilibre électrolytique
Maintenir un équilibre électrolytique repose sur quelques principes simples, validés par la physiologie : adapter l’hydratation à ses pertes réelles, ne pas dissocier systématiquement eau et électrolytes lors d’efforts prolongés, et s’appuyer d’abord sur une alimentation variée au quotidien.
Les compléments d’électrolytes trouvent leur place lorsque les besoins dépassent ce que l’alimentation et l’eau couvrent facilement : efforts longs, chaleur, transpiration abondante. Ils ne remplacent ni le bon sens hydrique, ni l’écoute des signaux du corps. Ils constituent un outil d’ajustement, pas une solution universelle.
- Maughan, R. J., et al. (Revue 2024). Compositional Aspects of Beverages Designed to Promote Hydration Before, During, and After Exercise: Concepts Revisited. (Référence majeure sur le rôle du sodium et des glucides dans la rétention hydrique).
- Nielsen, J. J., et al. (2004). Effects of high-intensity intermittent training on potassium kinetics and performance in human skeletal muscle. (Étude sur le lien entre potassium intramusculaire et fatigue).
- McCubbin, A. J., et al. (2023). The effects of a sugar-free amino acid-containing electrolyte beverage on 5-kilometer performance, blood electrolytes, and post-exercise cramping. (Comparaison entre eau, boisson sport et électrolytes sans sucre).
- Kalman, D. S., et al. (2012). Comparison of coconut water and a carbohydrate-electrolyte sport drink on measures of hydration and physical performance in exercise-trained men. (Étude sur l'efficacité de l'eau de coco).
- Volpe, S. L. (2024). Magnesium Matters: A Comprehensive Review of Its Vital Role in Health and Diseases. (Revue détaillée sur l'importance du magnésium).
- Racinais, S., et al. (2021). Hydration and cooling in elite athletes: relationship with performance during the Doha 2019 IAAF World Athletics Championships. (Données terrain sur la thermorégulation et l'hydratation en conditions extrêmes).








































