Et pourtant, l’ashwagandha est en train de s’imposer dans les routines bien-être des amateurs de compléments alimentaires.
🌿 Potentiel Adaptogène
Si son usage remonte à plusieurs millénaires, sa notoriété récente en Occident tient autant à son exotisme qu’à son potentiel adaptogène qui lui est conféré par la tradition ayuverdique : sa capacité supposée à aider l’organisme à mieux faire face au stress, à la fatigue ou encore aux excès de tension nerveuse.
Et ce n’est pas un hasard si son nom sanskrit signifie littéralement « force du cheval », allusion à l’énergie et à la vigueur que cette racine serait censée conférer à ceux qui la consomment, si l’on en croit la tradition.
Origine et histoire de la plante
L’ashwagandha, ou Withania somnifera, pousse à l’état sauvage dans les régions arides de l’Inde, du Népal ou du Moyen-Orient. On la retrouve aussi dans certaines zones d’Afrique du Nord. Classée dans la famille des solanacées, aux côtés de la tomate ou de l’aubergine, elle se présente sous la forme d’un petit arbuste dont on utilise principalement les racines.

Dans la médecine ayurvédique, cette racine occupe une place importante. Elle est considérée comme un « rasayana », une substance dite “régénérante, censée prolonger la vie, restaurer la vitalité et améliorer la résilience du corps face aux agressions”. On la donne depuis des siècles aux convalescents, aux personnes âgées, aux jeunes mères en post-partum, ou encore aux hommes en quête d’une meilleure vigueur sexuelle.
Mais ce n’est que récemment que les regards occidentaux se sont penchés sérieusement sur ses effets. Et si la plante séduit autant aujourd’hui, c’est parce que plusieurs études cliniques modernes ont mis en lumière son potentiel dans la gestion du stress… un facteur largement sous-estimé dans la prise de poids, les troubles alimentaires ou la difficulté à perdre de la graisse.
Propriétés de la racine d’ashwagandha
Ce qui fait l’intérêt de l’ashwagandha, ce ne sont pas ses feuilles ni ses fleurs, mais bien ses racines. C’est là que se concentrent ses principes actifs : les withanolides. Ces composés végétaux sont étudiés pour leur potentiel effet anti-inflammatoire, antioxydant, et surtout… adaptogène.
Les bienfaits de l’ashwagandha pour la gestion du poids
Perdre du poids, ce n’est pas simplement brûler plus de calories que l’on en consomme. C’est aussi comprendre ce qui pousse le corps à stocker, à compenser, à résister. Et dans ce paysage, le stress y joue un rôle. Si l’ashwagandha a retenu l’attention des chercheurs, c’est parce qu’elle semblerait agir en amont des mécanismes qui freinent souvent la perte de poids : hormones du stress, comportement alimentaire émotionnel, dérèglement du métabolisme du sucre, fatigue chronique.
Le métabolisme, c’est ce moteur intérieur qui règle notre énergie, notre température, nos réserves. Il détermine en partie si l’on stocke ou si l’on dépense, si l’on fond ou si l’on résiste.
Plusieurs données suggèrent que l’ashwagandha pourrait avoir un effet favorable sur certains de ses paramètres. Dans une revue de 2020 (Durg et al.) portant sur des patients atteints de troubles métaboliques, l’extrait de Withania somnifera aurait montré de potentiels effets modérés sur la régulation de la glycémie, avec une baisse du glucose à jeun et de l’hémoglobine glyquée. Une amélioration du profil lipidique aurait aussi été observée : baisse du cholestérol LDL et des triglycérides.
Ce ne sont pas des résultats spectaculaires. Et les études restent limitées en nombre et en qualité. Mais ils sont cohérents avec le rôle traditionnel de la plante. En facilitant une meilleure sensibilité à l’insuline, l’ashwagandha pourrait participer à stabiliser les pics de sucre sanguin… ceux-là mêmes qui déclenchent les fringales, les coups de mou, ou les envies incontrôlées en fin de journée.
📈 Recomposition Corporelle
Chez des sujets peu expérimentés suivant un programme de musculation, l’ashwagandha aurait été associée à une recomposition corporelle positive, c’est-à-dire une augmentation de la masse musculaire accompagnée d’une baisse du pourcentage de graisse. Dans l’essai de Wankhede (2015), les hommes ayant pris 600 mg/j d’extrait de racine pendant 8 semaines auraient vu leur masse grasse baisser significativement, sans régime strict, mais dans le cadre d’un entraînement structuré.
Gestion du stress et impact sur le poids
C’est ici que l’ashwagandha déploie toute sa pertinence. Parce que pour beaucoup, la prise de poids ne se résume pas à ce qu’il y a dans l’assiette, mais à ce qu’il y a dans la tête. Stress chronique, charge mentale, anxiété permanente… autant de facteurs qui désorganisent l’organisme et le poussent à stocker plutôt qu’à relâcher.
⚖️ Le Cortisol et les Blocages
Le lien est aujourd’hui bien établi : le cortisol, hormone du stress, stimule l’appétit, pousse aux choix alimentaires déséquilibrés, perturbe la thyroïde et encourage la lipogenèse abdominale. Autrement dit, même avec un régime parfait, un stress mal géré peut bloquer la perte de poids.
C’est dans ce contexte que l’ashwagandha montrerait une réelle valeur ajoutée.