Prendre des probiotiques, ça vous paraît peut-être simple : une gélule, un verre d’eau, et c’est réglé. Pourtant, il existe des moments où leur prise pourrait être particulièrement bénéfique. Et comme les probiotiques ne sont pas une simple vitamine à avaler machinalement au petit-déjeuner, autant savoir précisément quand votre microbiote a besoin d’un petit coup de pouce.
- Avant et après un traitement antibiotique
- En période de stress ou de changement de mode de vie
- Lors des variations saisonnières
- Les meilleurs moments de la journée pour prendre des probiotiques
- Tenir compte de la durée de la cure de probiotiques
Avant et après un traitement antibiotique
Les antibiotiques sont très efficaces contre les infections bactériennes. Mais ils ne font malheureusement pas la différence entre les bactéries nocives et celles, essentielles, qui habitent naturellement vos intestins.
Résultat : la diversité du microbiote peut être fortement réduite, parfois pendant plusieurs semaines.
Cette situation, appelée dysbiose, pourrait expliquer pourquoi de nombreuses personnes développent une diarrhée associée aux antibiotiques (DAA).
Selon une méta-analyse regroupant 15 essais cliniques (D'Souza et al., 2002), prendre des probiotiques dans les 48 heures suivant la première dose d’antibiotique réduirait de près de 40 % le risque de diarrhée associée aux antibiotiques.
Parmi les souches étudiées, Saccharomyces boulardii CNCM I-745 et Lactobacillus rhamnosus GG sont celles dont les effets ont été le mieux documentés.
Une fois le traitement antibiotique terminé, il serait aussi judicieux de continuer une cure de probiotiques pendant environ une semaine.
En effet, certaines études suggèrent que des combinaisons de souches de type Lactobacillus et Bifidobacterium pourraient favoriser le retour à un microbiote équilibré en environ huit semaines. Un peu comme si, après une tempête, vous aidiez votre jardin à retrouver sa biodiversité en plantant des graines soigneusement choisies.
En période de stress ou de changement de mode de vie
Vous connaissez sans doute cette sensation désagréable au ventre juste avant un examen, une présentation importante au travail, ou même un déménagement. Ce n’est pas un hasard : votre intestin est souvent surnommé « deuxième cerveau », tant il est sensible aux émotions et au stress.
Concrètement, le stress aigu aurait tendance à réduire la quantité de certaines bactéries bénéfiques, notamment les bifidobactéries. Or, ces dernières participent activement au bon équilibre du microbiote.
Une supplémentation avec certaines souches probiotiques pourrait donc être utile dans ces périodes de stress ou de changement de rythme.
Par exemple, dans une étude où les participants étaient soumis à une situation stressante, la prise de Lactobacillus plantarum a été associée à une augmentation de la production de GABA (un neurotransmetteur lié à la relaxation) et à une légère réduction du ressenti anxieux. (Barros‑Santos et al., 2020)
Même si ces résultats restent modérés et nécessitent d'autres confirmations, ils indiquent néanmoins que les probiotiques pourraient jouer un rôle apaisant dans certaines circonstances bien précises.
Lors des variations saisonnières
La saison froide ou les changements brutaux de température ne sont pas toujours très tendres avec notre organisme. Pendant ces périodes, notre système immunitaire pourrait être un peu plus sollicité.
Certaines recherches ont observé que la prise quotidienne de certaines souches spécifiques pendant la saison hivernale pourrait aider à mieux traverser ces moments délicats. Par exemple, une étude portant sur des personnes âgées ayant pris quotidiennement Lactobacillus casei 431 durant la saison grippale a montré une augmentation du taux de séroconversion après vaccination, suggérant un soutien possible de l'immunité pendant cette période spécifique. (Rizzardini et al., 2012 ; Hao et al., 2015)
Les meilleurs moments de la journée pour prendre des probiotiques
Vous vous demandez peut-être à quel moment précis de la journée avaler vos probiotiques pour en tirer pleinement parti. Matin, midi ou soir, toutes les heures ne se valent pas nécessairement.
Le matin à jeun
La prise à jeun le matin serait une fenêtre particulièrement favorable. Pourquoi à jeun ? Parce qu’après une nuit sans manger, le niveau d’acidité de l’estomac est relativement modéré (autour de pH 4). Or, les bactéries probiotiques doivent traverser cet environnement hostile sans trop de dégâts pour pouvoir ensuite coloniser l’intestin.
Cependant, attention : toutes les formes ne sont pas égales face à cette acidité matinale.
Une poudre ou un comprimé non protégé pourrait perdre jusqu’à 70 % des bactéries avant d'arriver au bon endroit. C’est pourquoi, si vous optez pour cette approche, il serait préférable de choisir des formulations gastro-résistantes (gélules entériques, comprimés à libération prolongée) comme nos probiotiques, où nous utilisons les gélules gastrorésistantes DRcaps®.
Ces dernières libèrent les bactéries directement dans le jéjunum, une section de l’intestin grêle où elles pourraient mieux s’installer.
Pendant ou après les repas
Si l’idée de prendre vos probiotiques à jeun vous dérange ou que vous cherchez une option plus simple à intégrer au quotidien, pendant ou juste après les repas pourrait être une excellente alternative.
Une étude menée en digestion simulée (INFOGEST 2.0) a révélé que les probiotiques pris avec un repas contenant protéines et amidon auraient une survie accrue (jusqu’à 10 fois supérieure, soit +1 log CFU) comparativement à une prise simplement avec de l'eau.
L'explication est simple : les aliments agiraient comme des « amortisseurs » naturels de l’acidité gastrique, un peu comme un coussin qui amortit une chute.
Cette même étude a également indiqué que certains aliments, particulièrement les matrices laitières comme les yaourts et les fromages, maintiendraient une viabilité supérieure à 70 % des probiotiques pendant la digestion. Autrement dit, mélanger vos probiotiques à un yaourt naturel serait une option très judicieuse pour favoriser leur survie.
Interaction avec les aliments prébiotiques
Autre astuce à connaître : combiner vos probiotiques à des aliments dits prébiotiques (fibres alimentaires particulières, comme l’inuline, contenue dans la chicorée ou les asperges).
Plusieurs recherches en digestion simulée indiquent que la présence de ces fibres spécifiques pourrait améliorer la survie des bactéries probiotiques de 10 à 22 %, selon les souches utilisées.
Cette synergie prébiotiques-probiotiques fonctionnerait un peu comme un engrais naturel, permettant aux bonnes bactéries de mieux résister aux conditions difficiles du système digestif et favorisant leur implantation durable.
Avant de se coucher
Enfin, une dernière possibilité existe : prendre vos probiotiques juste avant de dormir.
Dans ce cas précis, la clé serait d'utiliser des gélules à libération prolongée. Pourquoi ? Parce qu’environ trois heures après le dernier repas, le niveau d’acidité dans votre estomac baisse progressivement, limitant les agressions envers les bactéries.
Ainsi, une étude réalisée chez des adultes prenant Lactobacillus gasseri dans une capsule gastro-résistante au coucher a montré une survie gastrique moyenne d'environ 53 %. (Matsumoto et al. 2018)
Autrement dit, en choisissant la bonne formulation, la nuit pourrait offrir à vos probiotiques une autoroute dégagée vers votre intestin.
Améliorer le transit intestinal nocturne
Prendre vos probiotiques le soir pourrait avoir un autre avantage potentiel : améliorer votre transit intestinal nocturne.
Une méta-analyse incluant 47 études (2 931 sujets) menée par Miller et al. (2016) a observé que la prise régulière de certaines souches probiotiques au coucher était associée à une réduction moyenne d'environ 12 heures du temps de transit intestinal, et une légère augmentation de la fréquence des selles (+0,3 par jour).
Même si ces effets restent modestes, ils indiquent néanmoins que la prise nocturne pourrait être particulièrement bénéfique si vous souffrez de troubles de transit modérés.

Notre complexe synergique de 10 souches probiotiques naturelles brevetées et de prébiotiques favorisant leur durée de vie, croissance et action. Chaque portion contient 40 Milliards d'UFC.
- 10 souches de probiotiques 💪
- Enrichi en prébiotiques 🥔
- 40 Milliards d'UFC ⬆️
- Souches déposées & étudiées 🔬
- Pot carton + couvercle compostable ♻️
Tenir compte de la durée de la cure de probiotiques
Durée recommandée pour un effet optimal
La durée d’une supplémentation en probiotiques dépend directement de l’objectif visé. Pour prévenir la diarrhée associée aux antibiotiques, les études disponibles (D’Souza et al., 2002 ; Hempel et al., 2012) indiquent généralement un cycle relativement court, d’environ 10 à 14 jours, débutant dès le premier jour de l’antibiothérapie et se poursuivant pendant une semaine après la fin du traitement. En revanche, lorsqu’il s’agit de troubles liés au stress ou de soutien de l’humeur, les essais cliniques analysés par Barros‑Santos et al. (2020) suggèrent une cure plus longue, généralement comprise entre 4 et 8 semaines, pour observer d’éventuels bénéfices significatifs.
Cycle de prise conseillé
Concrètement, si vous prenez des probiotiques pour prévenir la diarrhée liée aux antibiotiques, le cycle recommandé est une prise dès le premier jour du traitement antibiotique jusqu’à sept jours après son arrêt. En période de stress ou pour favoriser un meilleur équilibre émotionnel, la cure minimale serait d’au moins 4 semaines, avec une possibilité de prolongation jusqu’à 12 semaines, en fonction de vos besoins individuels et des résultats observés.
Évaluer les résultats de la cure
Il est essentiel d’être attentif aux signaux envoyés par votre corps durant une cure de probiotiques. En effet, une amélioration du confort digestif, une diminution des ballonnements ou une régularisation du transit intestinal pourraient indiquer un retour progressif vers une flore intestinale mieux équilibrée. Ces observations restent toutefois subjectives et doivent être interprétées avec prudence.
Signes d'une flore intestinale équilibrée
Parmi les signes couramment cités dans les études cliniques (Miller et al., 2016 ; Shen et al., 2017), on retrouve notamment une diminution des symptômes digestifs gênants comme les ballonnements ou une meilleure régularité du transit (notamment des selles de type 4 sur l’échelle de Bristol). Toutefois, ces effets varient selon les individus, et l’absence de ces signes n’implique pas nécessairement un échec de la supplémentation.
Adapter la prise en fonction des besoins individuels
Chaque personne possède un microbiote unique, sensible à des souches spécifiques de probiotiques. Il est donc parfois nécessaire d’ajuster la cure en fonction des résultats observés au bout de quelques semaines. Si aucune amélioration notable n’est constatée après environ 4 semaines, une modification de la souche ou de la formulation pourrait être envisagée.
Consultations avec des professionnels de santé
Il est impératif de consulter un professionnel de santé qualifié pour adapter au mieux la prise de probiotiques à votre situation personnelle, surtout en cas de pathologie intestinale chronique, d’immunodépression ou si des symptômes digestifs persistent malgré une supplémentation adéquate. Le professionnel pourra alors proposer un suivi personnalisé et ajuster le choix des probiotiques selon les besoins spécifiques identifiés lors de l’évaluation clinique.
FAQ
Quels types de bactéries sont présents dans les probiotiques et comment influencent-elles notre santé ?
Les probiotiques en compléments alimentaires sont-ils aussi efficaces que les probiotiques présents dans les aliments ?
Comment savoir si les probiotiques que l'on prend sont adaptés à notre flore intestinale ?
Les probiotiques sont-ils efficaces pour tout le monde ?
Quels effets secondaires peuvent survenir avec les probiotiques ?
- Barros‑Santos, T., Silva, K. A., Libarino‑Santos, M., Amaral, J. B., de Andrade, K. Q., Gomes, J. A. S., … Zucoloto, M. L. (2020). Effects of probiotics on depressive or anxiety variables in healthy participants under stress conditions or with a depressive or anxiety diagnosis: A meta‑analysis of randomized controlled trials. Frontiers in Neurology, 11, 421. https://doi.org/10.3389/fneur.2020.00421
- D’Souza, A. L., Rajkumar, C., Cooke, J., & Bulpitt, C. J. (2002). Probiotics in prevention of antibiotic‑associated diarrhoea: Meta‑analysis. BMJ, 324(7350), 1361. https://doi.org/10.1136/bmj.324.7350.1361
- Hempel, S., Newberry, S. J., Maher, A. R., Wang, Z., Miles, J. N., Shanman, R., … Shekelle, P. G. (2012). Probiotics for the prevention and treatment of antibiotic‑associated diarrhea: A systematic review and meta‑analysis. JAMA, 307(18), 1959‑1969. https://doi.org/10.1001/jama.2012.3507
- Hao, Q., Dong, B. R., & Wu, T. (2015). Probiotics for preventing acute upper respiratory tract infections. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2015(2), CD006895. https://doi.org/10.1002/14651858.CD006895.pub3
- Matsumoto, M., Kurihara, S., Kibe, R., Ashida, H., & Benno, Y. (2018). Survival of Lactobacillus gasseri CP2305 in the human gastrointestinal tract: A randomized, double‑blind, placebo‑controlled crossover trial. Beneficial Microbes, 9(5), 897‑903. https://doi.org/10.3920/BM2018.0040
- Miller, L. E., Zimmermann, A. K., & Ouwehand, A. C. (2016). Contemporary meta‑analysis of short‑term probiotic consumption on gastrointestinal transit. World Journal of Gastroenterology, 22(21), 5122‑5131. https://doi.org/10.3748/wjg.v22.i21.5122
- Rizzardini, G., Eskesen, D., Calder, P. C., Capetti, A., Jespersen, L., & Clerici, M. (2012). Evaluation of the immune benefits of two probiotic strains in an influenza vaccination model: A randomised, double‑blind, placebo‑controlled study. British Journal of Nutrition, 107(6), 876‑884. https://doi.org/10.1017/S000711451100420X
- Shen, N. T., Maw, A., Tmanova, L. L., Pino, A., Ancy, K., Crawford, C. V., … Friedman, G. (2017). Timely use of probiotics in hospitalized adults prevents Clostridium difficile infection: A systematic review with meta‑regression analysis. Gastroenterology, 152(8), 1889‑1900.e9. https://doi.org/10.1053/j.gastro.2017.02.003
- Brodkorb, A., Egger, L., Alminger, M., … Dupont, D. (2019). INFOGEST static in vitro simulation of gastrointestinal food digestion. Nature Protocols, 14(4), 991‑1014. https://doi.org/10.1038/s41596‑018‑0119‑1
- (INFOGEST 2.0 protocole utilisé comme référence pour la survie des probiotiques pendant la digestion simulée.)