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Compléments

Les dangers de la vitamine D3 et K2

Par Louis Bertolini

5 Minutes

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Ce qu'il faut retenir :
  • Un excès de D3 peut augmenter le calcium dans le sang et provoquer des troubles rénaux ou cardiaques.
  • Sous anticoagulant antivitamine K, faites valider la prise de K2 par le médecin qui suit votre traitement.
  • Chez l’adulte, 4 000 UI de vitamine D par jour correspondent à un plafond d’apport, pas à une dose à viser.
  • Associer de la K2 à la D3 ne permet pas de dépasser ce plafond ni de compenser un surdosage.

Vous vous demandez si les vitamines D3 et K2 présentent un danger lorsqu’on les prend ensemble ? Spoiler : les risques à connaître sont surtout l’excès de D3 et l’interaction de la K2 avec les antivitamines K. Pourquoi ? La première augmente l’absorption du calcium, tandis que la seconde aide à activer des protéines de la coagulation.

D3 et K2 : quels effets secondaires ?

D3 : l’hypercalcémie et ses symptômes

Le principal danger d’un excès de vitamine D3 porte un nom précis : l’hypercalcémie, autrement dit un taux trop élevé de calcium dans le sang. La D3 aide normalement l’intestin à absorber ce minéral. En excès, elle peut en faire passer trop dans la circulation [1].

Les premiers signes peuvent être assez banals : nausées, perte d’appétit, vomissements ou fatigue inhabituelle. Une soif excessive, des urines plus fréquentes et une faiblesse musculaire peuvent aussi apparaître. 

Ces symptômes ne suffisent pas à poser le diagnostic, mais ils justifient de faire le point si vous prenez de fortes doses ou plusieurs préparations contenant de la D3.

À un stade sévère, cette accumulation peut entraîner des calculs ou une insuffisance rénale, ainsi que des troubles du rythme cardiaque. Le risque vient principalement de prises excessives de compléments, d’erreurs de dosage ou de prescription, plutôt que d’une alimentation habituelle ou d'une exposition au soleil...

K2 : une interaction avec les anticoagulants AVK

La vitamine K présente un faible potentiel de toxicité, mais sa fonction dans la coagulation sanguine explique une interaction importante : les antivitamines K, ou AVK, comme la warfarine et l’acénocoumarol, freinent l’action de cette vitamine pour prévenir les caillots. Ajouter de la K2, une ménaquinone, peut donc contrarier leur effet.

Cet effet sur la coagulation sanguine ne concerne pas de la même façon tous les médicaments appelés « fluidifiants du sang ». Pour vérifier votre ordonnance et les précautions liées à la vitamine K2, donnez le nom exact de votre traitement au pharmacien.

Qui doit demander un avis avant de prendre D3 et K2 ?

Vos antécédents comptent autant que la quantité inscrite sur le flacon. Avec certains traitements ou certaines maladies, les doses de vitamine D3 doivent être adaptées et parfois surveillées dans le cadre d’un suivi médical :

  • Traitement AVK : La K2 peut modifier l’effet anticoagulant, faire valider la supplémentation par le médecin qui suit le traitement
  • Calcium sanguin élevé ou maladie rénale : La D3 agit sur le métabolisme du calcium, les reins peuvent donc avoir besoin d'une surveillance
  • Diurétique thiazidique : ce médicament réduit l’élimination du calcium alors que la D3 facilite son passage depuis l’intestin
  • Grossesse ou allaitement : Les besoins et la préparation adaptée doivent être évalués individuellement
  • Enfant ou nourrisson : Une formule pour adultes n’est pas un produit pédiatrique.

Certains diurétiques prescrits contre l’hypertension, notamment les thiazidiques, peuvent favoriser une hypercalcémie lorsqu’ils sont associés à de la D3. Cette vigilance compte particulièrement chez les personnes âgées, en cas de fonction rénale altérée ou d’hyperparathyroïdie.

À l’inverse, l’orlistat peut diminuer l’absorption de cette vitamine, et les corticoïdes peuvent perturber son métabolisme. Ces effets peuvent contribuer à une carence, mais ils ne justifient pas d’augmenter au hasard sa supplémentation. Une suspicion de carence en vitamine D et un excès se vérifient différemment.

Chez le nourrisson, l’Anses recommande de privilégier un médicament prescrit plutôt qu’un complément alimentaire pour être sûr de la quantité réellement administrée, donc ne transposez ni le nombre de capsules d’un adulte ni le nombre de gouttes d’un autre flacon à votre enfant.

Que faire en cas de surdosage ou d’effet secondaire ?

Vous avez cumulé plusieurs produits, pris une quantité différente de celle prévue ou développé des symptômes après une prise ? Gardez les emballages et notez les quantités ainsi que les dates, ça permettra au professionnel de santé de comprendre ce que vous avez réellement pris.

Conservez les emballages et notez les quantités ainsi que les dates de prise.
Conservez les emballages et notez les quantités ainsi que les dates de prise.

Si vous suspectez un surdosage de D3, suspendez les compléments qui en contiennent et contactez rapidement un médecin. Il pourra faire mesurer le calcium et la vitamine D dans le sang, puis décider de la surveillance nécessaire. Ne cherchez pas à compenser en ajoutant de la K2 ou en changeant vous-même votre traitement.

Mais attention, un inconfort apparu après une supplémentation ne prouve pas une intoxication à la K2, faites vérifier la formule complète par votre pharmacien : les deux vitamines, les autres ingrédients et vos traitements doivent être examinés ensemble pour comprendre les effets ressentis.

Quel dosage de D3 et K2 respecter ?

Vitamine D : un besoin nutritionnel n’est pas un plafond

Pour l’adulte, l’Anses donne une référence nutritionnelle de 15 µg de vitamine D par jour, soit 600 UI, définie à partir des apports alimentaires sans compter la synthèse par le soleil. 

L’Autorité européenne de sécurité des aliments de son côté, maintient une limite supérieure de 100 µg par jour chez l’adulte, soit 4 000 UI. Il faut compter l’alimentation et les compléments ensemble. Cette limite concerne donc l’apport régulier et non une quantité à viser, ni un seuil qui permettrait de diagnostiquer à lui seul une intoxication.

Pour lire les étiquettes, retenez simplement que 1 µg de vitamine D correspond à 40 UI.  

Vitamine K2 : que signifient les repères nutritionnels ?

Aucune limite supérieure de consommation n’a été fixée pour la vitamine K, en raison de son faible potentiel de toxicité. Mais attention, cette absence de plafond ne rend pas une supplémentation libre de toute interaction, pour rappel, le traitement AVK reste la vérification prioritaire.

Vous pouvez lire un repère de 70 µg par jour attribué à l’EFSA. Il concerne la phylloquinone, autrement dit la K1, et non un besoin spécifique en K2. Les données ne permettaient pas d’établir un besoin séparé pour les ménaquinones. Il n’y a donc pas lieu de transformer ce chiffre en posologie de K2, ni de présenter 200 µg comme un seuil officiel de danger.

Formule D3 + K2 : compter la portion et les cumuls

Dans notre formule de vitamines D3 et K2, deux capsules apportent 2 000 UI de D3 Quali®-D, soit 50 µg, et 100 µg de K2 MK-7 MenaQ7®, pour éviter les cumuls, rassemblez aussi notre multivitamines si vous en prennez, vos gouttes ou ampoules de D et vos éventuels compléments de calcium.

Vitamine D : distinguer un repère nutritionnel, une portion de produit et une limite supérieure.
Vitamine D : distinguer un repère nutritionnel, une portion de produit et une limite supérieure.
Vitamine D3 + K2
Nous vous recommandons4.8 étoiles4.8 | 427 avisVitamine D3 + K2

Nos capsules de Vitamine D liquide sont brevetées Quali®-D. Nous avons associé cette forme, la plus hautement assimilable, à la vitamine K2 MK-7 MenaQ7®. Cholécalciférol + Ménaquinone-7 🏆 2000UI de D3 + 100ug de K2 par dose 💪 Vitamine D3 Quali®-D 🔬 Vitamine K2 MK-7 MenaQ7® 🔬 Pot carton + couvercle compostable ♻️

Pourquoi associer D3 et K2 ?

Ces deux vitamines ont des rôles complémentaires dans notre organisme. La vitamine D contribue à l’utilisation du calcium et du phosphore, dont les os ont besoin pour se minéraliser.

La vitamine K elle, contribue au fonctionnement de protéines liées à la santé osseuse et à la coagulation sanguine. L’ostéocalcine, par exemple, est une protéine du tissu osseux qui dépend de cette activation pour remplir sa fonction.

La vitamine K intervient aussi dans l’activation de la Matrix Gla Protein, ou MGP, étudiée pour son rôle dans les vaisseaux. Des apports alimentaires plus élevés en ménaquinones seraient associés à moins de calcifications dans certains travaux. [2]

La santé osseuse explique une partie des bienfaits de la vitamine D : un manque important peut fragiliser la minéralisation de l’os. De son côté, la vitamine K2 présente de nombreux bienfaits liés à ses fonctions nutritionnelles. Ces rôles dans l’organisme ne font pas du duo un traitement universel de l’ostéoporose, de la tension ou des douleurs articulaires [1][2].

Si votre question porte sur son possible lien avec l'hypertension nous avons traité ce sujet dans cet article. La K2 est également étudiée pour son possible lien avec l'arthrose, si le sujet vous intéresse rendez-vous sur cet article.

Où trouver la D3 et la K2 dans vos repas ?

La vitamine D3, ou cholécalciférol, est surnommée « la vitamine du soleil » parce que la peau en fabrique sous l’action des UVB. L’âge, la pigmentation et l’exposition influencent cette production.

Côté assiette, les poissons gras et le jaune d’œuf apportent de la D3. Les champignons exposés aux UV fournissent surtout de la D2 : ce n’est pas la même forme. 

De son côté, la K2 regroupe les ménaquinones, notamment les formes MK-4 et MK-7.

Le natto, certains fromages affinés et des produits animaux en fournissent. Tous les aliments fermentés n’en contiennent pas les mêmes quantités : les formes présentes dépendent de leur fabrication. Les légumes verts, eux, apportent surtout de la K1. Vous trouverez des exemples dans Vitamine K2 et aliments.

Louis Bertolini
Louis Bertolini
Louis Bertolini est le co-fondateur de greenwhey. Passionné par la santé et convaincu qu'une nutrition efficace peut être respectueuse de l'environnement, il a lancé greenwhey en 2015 alors qu'il était encore étudiant.